Nicolas Vitellaro

De la décharge à l ‘atelier de Nicolas , il n’y a qu’un pas à « fer » .

Nicolas Vitellaro redonne vie à des pièces qui partent à la poubelle et leur offre ainsi une seconde vie à toutes sortes de pièces mécaniques , récupérées ici et là puis détournées de leur fonction originelle par un emploi inattendu . Entre ses mains, une poulie de moteur de réfrigérateur industriel ou une roue de chariot élévateur deviennent pied de lampe .
En récupérant essentiellement des pièces de matériel agricole, Nicolas en fait des pièces magnifiques et uniques .

Les lampes et autres objets qui décorent notre « Drôle D’Endroit » sont en vente .

Nicolas Vitellaro a entièrement transformé et décoré « Drôle D’Endroit » .

Après vingt ans d’une vie professionnelle dans le commerce, il a décidé de faire à autrui ce qu’il a pensé bon de faire pour lui-même : de l’aménagement d’espace intérieur et de l’embellissement de lieux de vie. Après des années à façonner des métaux, il s’est mis à sculpter les volumes. Le besoin d’éclairages nouveaux se faisant sentir, il a entrepris d’en confectionner. Ce point de départ a conditionné sa démarche : Nicolas Vitellaro fabrique pour répondre à un besoin concret, à partir d’une base qui va donner son nom à la pièce qu’il élabore, sans chercher le moins du monde à verbaliser un concept. Ainsi, telle pièce à laquelle on peut donner plusieurs noms tant sa composition est évocatrice se nomme-t-elle Culasse, du nom de l’objet qui lui sert de socle. En plus de la ferronnerie, l’artiste sculpte aussi la lumière par le choix des ampoules, de leur orientation, de l’intensité de l’éclairage ou la création d’abat-jour, pour un résultat qui valorise autant l’espace éclairé que l’objet qui éclaire et diffuse autant de lumière que de plaisir. Ce qui s’avère tout à fait évocateur de ce qu’est le regard de Nicolas Vitellaro.


Rencontre

Le changement de cap

C’est en mars 2008, après 20 ans passés dans une entreprise de conditionnement de fruits et légumes, que Nicolas Vitellaro décide de changer de vie: « j’ai décidé de tout arrêter pour faire… (silence) pour faire ce qui me plaisait. Voilà. »

Tout est dit: il a fait ce que chacun a un jour rêver d’oser, avoir le courage de changer de cap. Se consacre à sa passion et en faire son métier.

Il est encouragé en ce sens par son entourage et ses amis, témoins admiratifs des objets qu’il prenait plaisir à créer. « Le fer, cela fait 20 ans que je le travaille, quand j’ai pris la décision d’en faire mon métier, je me suis bien évidemment posé beaucoup de questions, ça a été difficile, mon épouse m’a bien épaulé »

Une large gamme de créations

Son activité ne fonctionne pour l’instant que par le bouche à oreille. Accolée à son atelier sa maison (une ancienne ferme qu’il a magnifiquement restaurée de ses mains) est un peu son show room: côtoyant des pièces de ferronnerie classiques telles que tonnelles, baies vitrées, rampes et autres tringles, vous trouverez du mobilier au design original (tables en zinc, étagères) et des luminaires uniques. Mais surtout, vous serez envoûtés par sa créativité et par l’ambiance féerique qui se dégage de son univers constellés d’une multitude d’objets déco en fil de fer.

Plusieurs cordes à son arc

Nicolas ne se contente pas de travailler le métal: il a imaginé et conçu de nombreuses réalisations comme des vérandas, des cuisines, des extensions et autres appentis transformés en studio .Il ne s’impose aucune contrainte si ce n’est d’allier à chaque fois ses matériaux fétiches: au béton il associe toujours le fer, le zinc et le cuivre .Il fait de l’aménagement intérieur mais aussi extérieur comme en témoigne chez lui son mobilier de jardin et ses terrasses décorées. Depuis deux saisons Nicolas participe au salon des créateurs qui se tient annuellement au cours Julien Ce salon ouvert au public sélectionne ses exposants; pour notre artiste, c’est un peu la consécration…